22 novembre 2021

Une nouvelle étude montre que la décarbonisation est le principal moteur des investissements et des décisions stratégiques dans le secteur des transports

Une nouvelle étude montre que la décarbonisation est le principal moteur des investissements et des décisions stratégiques dans le secteur des transports.

  • 79 % des personnes interrogées déclarent que la décarbonisation est l'un des principaux éléments de la stratégie d'investissement de leur organisation.
  • 34 % des entreprises et 66 % des investisseurs prévoient de dédier au moins 1 milliard d'euros à des projets et technologies de décarbonisation au cours des 24 prochains mois.
  • Les personnes interrogées prévoient une augmentation significative (entre 50 % et 200 %) de leurs investissements dans la décarbonisation au cours des cinq prochaines années.
  • Plus de la moitié des entreprises déclarent que leur organisation prévoit de réduire ses émissions nettes de carbone d'au moins 40 % d'ici à 2030.

Une étude publiée par DLA Piper révèle que la décarbonisation est l'un des principaux axes de la stratégie d'investissement du secteur des transports. Recueillant les avis de 100 cadres supérieurs ayant investi dans des projets de décarbonisation en Europe, le rapport - Driving Change : The Decarbonisation of European Transport - révèle que la majorité des investisseurs (79 %) considèrent que la décarbonisation est un élément essentiel de la stratégie d'investissement de leur organisation.

Stratégie de décarbonisation

Ce rapport, qui examine les stratégies de décarbonisation dans trois secteurs clés du transport : l'aviation, les transports ferroviaires et le transport maritime, révèle que les acteurs du secteur des transports sont convaincus de la nécessité de réduire les émissions et de soutenir la décarbonisation. Une grande majorité des répondants des secteurs de l'aviation (82 %), des transports ferroviaires (79 %) et du transport maritime (85 %) s'accordent à dire que la décarbonisation est l'un des principaux moteurs de la stratégie d'investissement de leur organisation. L'aviation – qui est le sous-secteur dans lequel la mise en œuvre est la plus difficile - se distingue pourtant par la plus forte proportion de répondants affirmant être en accord avec le fait que la décarbonisation est un facteur essentiel (59 %), contre 49 % pour le transport ferroviaire et le transport maritime.

Les personnes interrogées appuient également leurs propos sur des financements. À l'avenir, les investissements à grande échelle devraient encore augmenter : 34 % des entreprises et 66 % des investisseurs envisagent d'allouer au moins 1 milliard d'euros à la décarbonisation au cours des 24 prochains mois. En ce qui concerne les investisseurs un accès au financement facilité est le principal facteur d'investissement dans les technologies vertes par rapport aux technologies traditionnelles, cité par 77 % des investisseurs dans le transport maritime et 71 % des investisseurs dans l'aviation. Cela montre que les initiatives politiques telles que le règlement de l'UE sur la divulgation des informations financières durables ont l'effet désiré.

La question des émissions

Les entreprises interrogées ont des ambitions élevées en ce qui concerne la réduction de leurs émissions de CO2. Plus de la moitié d'entre elles déclarent que leur organisation prévoit une diminution d'au moins 40 % des émissions nettes de carbone d'ici à 2030 par rapport aux niveaux actuels. Le secteur maritime est le plus ambitieux en la matière, avec près d'un tiers (31 %) des personnes interrogées déclarant que leur entreprises prévoit de réduire ses émissions de 60 % ou plus, au cours de cette période.

En revanche, les répondants sont divisés sur le sujet de la réalisation de leurs objectifs de réduction des émissions de carbone. Les répondants du sous-secteur de l'aviation sont les plus optimistes : 62 % d'entre eux pensent que leurs objectifs de réduction des émissions de carbone pour 2030 seront atteints et seulement 9 % considèrent qu'ils ne les auront probablement pas atteints. Les répondants des secteurs ferroviaire et maritime sont moins optimistes : avec un peu plus de la moitié (52 %) de ces sous-secteurs s'attendent à atteindre leurs objectifs.

La crainte d'une perte de revenus, due à des problèmes tels que l'arrêt des services et la perte de clientèle due à la hausse des prix à la consommation, est considérée comme un obstacle majeur à l'investissement dans les projets et technologies de décarbonisation. Il s’agit d’une préoccupation prépondérante pour les répondants du secteur maritime et près des trois quarts d'entre eux l'ont souligné. La perte de revenus est également considérée comme le principal obstacle à l'investissement par les répondants du secteur ferroviaire (53 %).

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